Les photos (et plus tard les vidéos) seront
presque toutes postées dans l'ordre chronologique inverse de
leur prise de vue (celles qui apparaissent les premières
étant les plus récentes).
Le Laos, pays inconnu de nous,
s’est distingué par la gentillesse de ses habitants et leur
calme, très éloigné de ce qu’on peut s’imaginer de la
trépidante Asie. Pour ne parler que des villes, particulièrement de
Luang Prabang, petite bourgade il est vrai où tout respire la
sérénité, les véhicules à moteur roulent à faible vitesse, aucun
coup de klaxon, les motos ne font pas de bruit, que ce fut reposant
après la longueur du voyage ! Et les nuits, quel calme !
Quel régal de se promener et de découvrir les beautés de cette cité
inscrite sur la
liste du patrimoine mondial de l’UNESCO dans ces
conditions. Il en fut de même pour Vientiane bien que la vie y soit
un petit peu plus trépidante.
Le Cambodge, que nous connaissions un
peu pour avoir visité Phnom Penh et
Angkor (le reste n’étant pas
visitable à cause de l’insécurité), est un pays en expansion
phénoménale, méconnaissable par rapport à ce que nous avions connu
il y a plus de 12
ans.
Phnom
Penh envahi de tuk tuks, motos, voitures, avec ses embouteillages
mémorables aux heures de pointe et dont la
circulation actuelle peut faire penser à Bangkok, Hanoï ou
Hồ-Chí-Minh-Ville alors que nous
en étions restés aux cyclo-pousses et aux rues
semi-désertes.
Siem
Reap (près d'Angkor) village presque perdu d’alors avec
aujourd’hui ses constructions modernes, ses centaines
d’hôtels et ses milliers et milliers de touristes chinois,
coréens, japonais, thaïlandais, européens, américains
... Un bien ou un
mal ? C’est ça la question lorsqu’on voit les
problèmes de semi bidonvilles et d’assainissement aux
portes de la
ville.
Par contre ce que nous avons pu voir dans le nord et l’est du
pays est sans conteste affligeant. La transition avec
le Laos, pays où la nature est relativement encore protégée a été
très brutale. Dès la frontière franchie, des dizaines et des
dizaines de kilomètres de forêts abattues, brûlées, des squelettes
d’arbres noircis dressés au milieu de nulle part, la fumée
qui prend à la gorge, des déplacements de population programmés à
qui on fournit une cabane sur un terrain situé en bord de piste et
défriché au bulldozer avec pour mission d’agrandir les
parcelles en gagnant sur la forêt primaire et tout ça pour
quoi ? Pour planter du teck, de l’hévéa ou de
l’anacardier (noix de cajou). Nous qui achetons ces produits
œuvrons à la déforestation et aussi à l’acculturation
de ces ethnies minoritaires. Bien sûr qu’on nous conseille de
faire attention, de n’acheter que du bois exotique
estampillé FSC (
Le FSC ou Forest Stewardship Council, est
un écolabel qui assure que
la production d'un produit a respecté une gestion durable des
forêts) mais pour planter les arbres qui donneront ce bois que
fait-on ? On détruit la forêt originelle
avec faune et flore qui vont avec.
Photo :
vendeuse cambodgienne de graines de lotus. Les graines fraîches
ressemblent à de petites fèves, peuvent se consommer crues et leur
goût se situe entre le petit pois et la fève.
Les
sourires, tel celui de cette photo, sont toujours donnés
en retour à votre regard.